Fleuve
Histoire
Air Gabon
Formalités
Préhistoire
Géographie
Rites et Croyances
Hymne National
Cartes Gabon
Les Maladies
Dictionnaire
Chefs Lieux
Sorcellerie
Proverbes
Légende

 

Bitam
Bugulu
Makokou
Franceville
Koulamoutou
Lastoursville
Port-Gentil
Lebamba
Libreville
Oyem

 

Eglise St Anne
Eglise Dibwangui
Eglise Port-Gentil
Eglise Medoumeu
Eglise Lambaréné
St Andre Libreville
St Michel de Kembo
Eglise de Tchibanga
Ste Thérèse Oyem
St Pierre Libreville
Ste Croix Mandji
St Paul Donguila
St Luc de Bikele

 

Auteurs
La Cuisine
Musique Gabonaise
Mode d'Antan
Bibliothèque
Sculpture

 

1910-1930
1940-2000

 

 

Le plus grand fléau de ces contrées, c'est la croyance à l'aniemba, c'est à dire à la sorcellerie et à la magie. Le gabonais croit fermement que la mort est toujours une violence contre nature; il ne peut s'imaginer qu'un homme qui se portait bien quinze jours auparavant puisse être amené par la maladie aux portes du tombeau, à moins qu'un sorcier puissant ne s'en soit mêlé et n'ait , par quelque maléfice, attaqué le principe de la vie et déchaîné le mal.

Si un africain est une fois possédé de l'idée qu'il est ensorcelé, son naturel se transforme complètement; il prend ombrage de ses meilleurs amis; le père a peur de ses enfants; le fils, de son père et de sa mère; le mari, de sa femme, et les femmes , de leur mari. Notre homme se figure qu'il est malade et devient en effet malade de peur. La nuit, il se voit obsédé de méchants esprits. Il se couvre tout le corps de fétiches et de talismans; il offre des présents à l'idole, il invoque Abambou et Mbuirri; il est assiégé de rêves effrayants et bizarres qui tous lui représentent son village comme infesté de sorciers malfaisants. Peu à peu le village, à son tour, est gagné par la contagion de ses frayeurs. Toute la population entre en défiance. Le hasard fait tomber les soupçons sur quelque malheureux à qui l'on prête quelque motif de haine. Dès lors, l'effervescence qui couvait ne peut plus se contenir et déborde; on n'attend même pas quelquefois q'il y ait une mort dans le pays, et l'on se met tout de suite à égorger ceux que trois personnes au moins sont immolées; ces sacrifices n'ont pas lieu à la mort des femmes, des enfants et des esclaves. Quant à la proscriptions des sorciers, elle frappe sans distinction sur tout le monde, prince, esclave ou homme libre, mâle ou femelle.

L'ouganga est un personnage doué de certains dons éminents, dont les principaux sont d'abord la faculté ( très réelle ) d'avaler de fortes doses du poison mboundou, puis le talent ( imaginaire ) de découvrir les sorciers et de conférer aux talismans et aux grigris des vertus que ses manipulations rendent efficaces. Ce personnage jouit donc d'une haute considération dans sa tribu ou dans son village. A son ordre, ou plutôt instigation, souvent un village est déplacé; des hommes, des femmes, des enfants sont mis à mort ou réduits en esclavage, des guerres sont entamées ou arrêtées. Il arrive aussi quelquefois qu'un africain qui n'est pas docteur se frappe de l'idée qu' Obambou ( le diable ) s'est introduit dans son corps. Les intestins seraient le siège de cette possession. Le possédé se livre alors à mille extravagances; il a des visions, des rêves, et prétend deviner l'avenir, ce qui lui donne, pendant quelque temps un prestige extraordinaire.

Les Nganga :

Les docteurs et les faiseurs de miracles manient si habilement les superstitions populaires, qu'il est presque impossible d'admettre qu'ils soient réellement dupes d'eux-mêmes, et cependant il est certain que la plupart d'entre eux ont foi à ces mêmes superstitions. Il est à croire, néanmoins, qu'ils ne s'en laissent pas imposer au même degré que le vulgaire; car ce sont en même temps des imposteurs éhontés. Ils vont partout couverts de talismans, pour rehausser leur importance. Ils racontent les songes les plus merveilleux et mille visions surnaturelles qui, certainement, n'ont pris naissance que dans leur propre cerveau. Ils pratiquent toutes sortes de fraudes, et, lorsqu'ils lancent contre quelqu'un une accusation de sorcellerie, il est impossible de supposer qu'ils soient eux-mêmes abusés par les fables qu'ils inventent. Je dois dire d'ailleurs qu'en général le sentiment populaire leur désigne plusieurs mois d'avance les gens soupçonnés de sorcellerie. Pour moi, je ne les ai jamais trouvés très bienveillants à mon égard, ni disposés à m'accorder ou me contester quoi que ce fût. La seule chose que je puisse affirmer en ce qui les concerne, c'est qu'ils avalent de grandes quantités de mboundou sans en être incommodés; c'est pour eux une grande source d'autorité près du peuple. J'ai supposé d'abord qu'ils avaient quelque contrepoison; mais, malgré mes recherches et mes questions réitérées, je n'ai jamais pu en découvrir le moindre indice.

Autrefois au Gabon, on faisait subir aux personnes soupçonnées de vol, crime ou maléfice; elle semble remonter à une époque fort lointaine. Dans cette épreuve, l'accusé devait entièrement vider sa coupe et puis, selon le désir du nganga, marcher sur un arbre couché à terre, traverser un courant d'eau ou atteindre un point fixé d'avance. S'il arrivait à l'endroit indiqué, sans tomber, il était sauvé, sinon il était déclaré coupable et mis à mort, parfois par les proches parents du défunt, ou bien on le vendait comme esclave.

Nganga

 

 

 

Le nganga
Père Bichet
Charles N'Tchoréré
André Raponda Walker
Savorgnan de Brazza
Paul du Chaillu
Les Rois

 

Les Ivilis
Les Akélés
Les Apindjis
Les Bengas
Les Ishogos
Les Adoumas
Les Ashangos
Les Oroungous
Les Mpongoués
Les Pygmées
Les Enengas
Les Okandés
Les Eshiras
Les Nkomis
Les Galaos
Les Ivéas

 

Mission Père Roland
Ses Joies

 

Parcs
La Pêche

 

Perroquet gris
Animaux

 

Duchesse
Qui Suis Je
Galerie Photo
Mes proches