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1910-1930
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Le 27 avril 2005

Ce matin première démarche avec Blandine Tchimbouka, d'abord au centre de polio ( où sont soignés les malades de poliomyélite, - les soins sont abordables pour les petites bourses ) auprès du kiné, puis directement à 10h30 vers la clinique du docteur FILA - absent, nous l'attendons jusqu'à 13 h. Antoine et Thérèse Bayonne ( Antoine Nguimbi et Thérèse Bayonne sont membres de la Caritas ) m'accompagnent. Avec Antoine nous partons acheter casse-croûte et boissons.

A 13 h le docteur FILA qui avait été appelé pour une opération à Tié-Tié ( quartier de Pointe-Noire avec un hôpital ) prend Blandine et l'examine. Les opérations sont possibles mais elle demeurera avec des attelles à chaque jambe.  De plus comme les cals sont importants aux genoux, nous retournerons au centre polio pour se faire allonger la jambe en tirant sur les tendons et en plâtrant pour, maintenir le genou et la jambe. l'on pourra envisager l'opération en octobre. J'ai demandé la facture et vendredi 29 avril je viens prendre ma pro-forma.

Le 1er mai 2005

Je vous présente Blandine Thimbouma âgée de 23 ans, elle est polio, et littéralement marche à quatre « membres ». Je voudrais la faire opérer et c'est prévu pour fin septembre - début octobre à mon retour de congés. Mercredi 04 mai, elle sera armée de plaques aux genoux pour réduire la corne des genoux et l'attendrir en la protégeant en vue de l'opération. L'opération doit lui remettre les deux pieds à plat et les genoux droits. Blandine portera toujours des prothèses et sans doute des chaussures orthopédiques, mais elle sera debout.

Voulez-vous m'aider sérieusement encore pour dire à Blandine avec joie : « Lève toi et marche » !

Je compte sur votre générosité; car je voudrais lui construire une maisonnette en dur de deux pièces à peu près 30 tôles. Blandine taille des habits pour bébés, coud et brode à la laine. Les dons sont à nous faire parvenir.

Le 04 mai 2005

Départ à 9 heures - Tout le monde était là. Le kiné n'est pas encore là. Il m'attendait lundi 2 mai mais. bip de boîte pour rattraper le 1er mai tombait un dimanche je n'y suis pas allé.  Blandine n'est pas encore soignée et plusieurs mamans avec leur bébé attendent. Nous sortirons de là à 13 h, la faim au ventre car si j'ai payé les casse-croûtes aux frère - soeur. Nous rentrons : Blandine est plâtrée, raide d'une jambe, je ne sais comment elle va se débrouiller.  Nous embarquons Blandine qui aujourd'hui souffre moins mais elle a passé une semaine éprouvante malgré les di-antalvic.

Le 26 mai 2005

Blandine souffrait moins quand je suis venu la prendre. Son frère était là mais la maman était absente et j'ai demandé qu'elle nous accompagne au centre de polio la prochaine fois le 2 juin. Le kiné m'a dit qu'il n'y aurait plus guère de séance, peut-être deux. Tout dépendra de ce qu'on aura gagné la prochaine fois. Sur les tendeurs s'entend ! Cette secrétaire pour qui j'ai écrit la lettre pour Lyon en vue de l'obtention d'un pédiatre m'a assuré qu'elle comptait sur moi pour se charger de la lettre. Je ne lui ai pas du tout confirmé la chose; « c'est vous qui faites la demande et vous l'assurez jusqu'au bout »

Le 2 juin 2005

Blandine attend devant la porte d'entrée de la maison, avec son frère, la nièce plantureuse, et la maman. Nous installons Blandine à l'arrière, sur les banquettes de mousse posées sur la roue de secours. Blandine ne se plaint jamais habituée sans doute à la souffrance, à l'inconfort. Les voyages lui plaisent, elle n'a jamais parcouru autant de km en voiture et elle découvre un environnement y qu'elle ignorait jusque là : maisons de planche ou de parpaings qui s'élèvent, sentiers, champs d'herbes, brûlis qui marquent la saison sèche.

Je dépose tout le monde au centre polio pour les soins. Normalement c'est la dernière séance ou avant dernière. Je m'en réjouis car auprès la famille n'auras plus besoin de moi. Mais quand je reviens une heure quarante cinq minutes après mes courses, c'est pour apprendre qu'il n'y a pas eu de soins car le plâtre manquait !!! Nous sommes revenus au village en silence, mes trois hôtes mastiquant leur sandwich au pâté chinois, moi mûrissant ma sortie pour la prochaine rencontre avec la secrétaire, responsable de l'approvisionnement. Et oui, c'est cela les réalités africaines dans leur douceur !

Là-dessus je suis allé voir le grand-père pour lui parler des fondations à creuser. Émilienne cousine de Blandine accepte que sa case jouxte la sienne. Je n'aurai qu'une maison à construire avec deux entrées, tout étant proches, chacune sera chez soi. Comme j'ai déjà trouvé le maçon : Paul - la saison des pluies sera « ensoleillée », mais attendons.

 

 

 

 

 

 

 

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