Je vais essayer
en quelques lignes de vous retracer mon
parcours de nomade entre la France et
l’Afrique.
Mes souvenirs
commencent à l’âge de six ans, où mes
parents résidaient à Pauillac pour le
travail. Mon père occupait le poste de chef
d’agence dans une entreprise de nettoyage
industriel et chimique ; je le voyais peu.
Je partais à l’école à pied (environ
500mètres) je traversais un champ de
coquelicots et quel plaisir d’y flâner. Dans
la classe, assise près de la fenêtre,
j’aimais regarder tomber la pluie, et bien
entendu lors des notes d’observation du
trimestre « Estelle est distraite, peut
mieux faire ! » On pourrait penser que
j’étais tête en l’air, c’est un peu vrai, et
j’avais aussi des allures de garçon manqué !
Je
m’entourais toujours d’une équipe de garçons
et devinez qui était le chef ? Même après
quelques bastonnades, on ne pourra pas me
reprocher d’avoir essayer d'y faire ma
place !
A côté de chez moi,
vivaient des jumeaux, et j’avais fait un
pari stupide, ils pensaient que j’étais
incapable de sauter du toit de ma maison,
sans me faire mal ! Alors j’ai pris un drap
de mon lit, je suis passée par la cour
intérieure, j’ai grimpé sur le barbecue
équipé d’une cheminée, pour atteindre le
toit ; j’ai pris mon courage à deux mains,
en pensant que le drap se gonflerait comme
un parachute. Hélas pour moi, ma mère
m’attendait à l’atterrissage ! et j’avais
plus de mal à mon postérieur par la fessée
que par chute libre ! Faut dire aussi que je
lui en faisais voir de toutes les couleurs !
Mon père souvent absent, ma mère veillait
sur moi comme une poule sur ses poussins !
En février 1977, mon père a eu
l’importunité de partir à Port-Gentil au
GABON. Nous le rejoignions trois mois plus
tard y compris le chat Nabu et les deux
chiens (Pharaon et Chichinette) une vraie
expédition ! Des souvenirs inoubliables
qui j'espère ne resteront pas que des
souvenirs et que j'aurais l'opportunité
d'y revenir....
Depuis un
peu plus d'un an, Bluesunset et moi on
s'est retrouvé par hasard sur le net. Je
l'avais connu au Collège Raponda Walker
lorsqu'on avait une douzaine d'année. La
vie nous a séparé, mais depuis on ne
peut plus se passer l'une de l'autre
c'est formidable internet quand même il
y a du bon et du mauvais, mais j'ai la
chance qu'avec elle s'est que du bon.
Depuis
quelques années, une maladie est arrivée
dans ma vie, une saleté qui aurait pu me
tuer et qui me rend encore une existence
insupportable, cela s'appelle maladie
d'ashimoto, malgré son nom amusant je
peux vous dire que j'aurais préféré que
cela s'arrête à l'amusant. Mais grâce à
mon homme, il a su comprendre et a eu de
la patience pour que l'on affronte
ensemble cette tragédie.
Malgré
son caractère grognon, c'est un homme
formidable et le père de nos deux
petites filles Elina et Eloïse.
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prénom pour en savoir plus.....