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La musique fait intégralement partie de la
culture du pays.
La musique gabonaise traditionnelle
La musique traditionnelle
est
aussi diversifiée que l'air qu'on respire. Elle accompagne non seulement les rites, mais aussi les actes de la
vie quotidienne : décès, cérémonies d’initiation. Et les instruments
qui permettent son exécution ne le sont pas moins. On peut distinguer quatre
grandes familles d'instrument de musique traditionnelle :
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Les aérophones
(bouteilles, flûtes, calebasses, sifflet et cors de cornes),
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Les membranophones (tambour à friction, tambour à peau),
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Les idiophones (corporelles, percussions, grelots, cloches, hochets,
clappement des mains),
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Les xylophones (balafons, sanzas) et la voix (gloussements,
chuintements, sifflements, jeux de gorge, sons à bouche
fermée).
Dans toutes les régions
du pays, le tam-tam est l’un des instruments les plus répandus. Car à la
base de cette musique traditionnelle gabonaise, il y a d’abord et surtout le
rythme. Aussi, l’harmonie de tous les autres instruments d’accompagnement,
offre-t-elle une mélodie très originale avec le rythme syncopé du tam-tam à
la base ; un style propre aux peuples du bassin de l'Ogooué
et des environs.
Le tam-tam est donc
l’instrument rythmique de base dans la musique traditionnelle gabonaise. On
le retrouve sous diverses formes selon qu’on se situe dans l’une des neufs
provinces du pays. Il donne à la musique gabonaise sa respiration, sa
vie…
Il existe évidemment au
Gabon une profusion d’instruments traditionnels, ainsi que nous l’avons vu
précédemment. Bien que le tam-tam soit le plus populaire de tous, le
mungongo (appelé aussi l’arc musical) et le ngomb ( harpe ou cithare ) ne
sont pas moins représentatifs. Le ngomb par exemple est l’instrument le plus
caractéristique de l’art gabonais. Le bwiti, l’un des rites traditionnels les plus célébrés au Gabon, en a
fait son instrument de prédilection.
La harpe traditionnelle comprend sept cordes inégales, que l’on pince
avec les pouces et les index. Une caisse de résonance taillée dans un
morceau de bois et recouverte de peau d’animale constitue le corps de
l’instrument, sur lequel est fixé le manche portant de cordes.
A côté de la harpe
traditionnelle, il y a la sanza qu’on retrouve surtout dans la partie sud du
pays, mais aussi au Congo voisin. Fabriqué à partir d’un alignement de
lamelles de fer, dont l’une des extrémités est fixée sur une caisse de
résonance, la sanza est un
instrument qui se joue en pinçant les lamelles pour obtenir des sons
différents.
Les
sonnailles,
cloches,
sifflets,
cors
et
castagnettes que les danseurs portent sur eux s’ajoutent à d’autres
percussions que les musiciens font vibrer. Il s’agit des grappes de valves
formées de coquillages,
cauries ou noyaux de fruits secs, ainsi que les calebasses en forme de
maracas, munies de manches.
Dans la musique traditionnelle, l’importance des paroles est
déterminante. Même lorsqu’il s’agit des
polyphonies, la nécessité du refrain est une forme d’insistance par
rapport au thème de la chanson.
C’est avec la voix que le
chanteur
exprime ses sentiments et véhicule toute sa
poésie.
Mais comme partout dans le monde, ceux qui ne comprennent pas la langue
utilisée dans une chanson, manifestent difficilement leur attrait. D’où
l’importance de la musique et dans un sens plus large la
chorégraphie.
Il nous semble d’ailleurs que la
musique,
la
danse et
les
chants
traditionnels sont difficilement dissociables, même s’il est bien connu que
la voix humaine est un instrument de musique à part entière. Car par le
corps, la respiration, la vibration des cordes vocales, et sans l’appui
d’instruments élaborés, les peuples
bantous
continuent jusqu’à nos jours à transmettre la beauté et la pureté d’une
culture parmi les plus riches.



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