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1910-1930
1940-2000

 

 

La musique fait intégralement partie de la culture du pays.

La musique gabonaise traditionnelle

La musique traditionnelle est aussi diversifiée que l'air qu'on respire. Elle accompagne non seulement les rites, mais aussi les actes de la vie quotidienne : décès, cérémonies d’initiation. Et les instruments qui permettent son exécution ne le sont pas moins. On peut distinguer quatre grandes familles d'instrument de musique traditionnelle :

  • Les aérophones (bouteilles, flûtes, calebasses, sifflet et cors de cornes),

  • Les membranophones (tambour à friction, tambour à peau),

  • Les idiophones (corporelles, percussions, grelots, cloches, hochets, clappement des mains),

  • Les xylophones (balafons, sanzas) et la voix (gloussements, chuintements, sifflements, jeux de gorge, sons à bouche fermée).

Dans toutes les régions du pays, le tam-tam est l’un des instruments les plus répandus. Car à la base de cette musique traditionnelle gabonaise, il y a d’abord et surtout le rythme. Aussi, l’harmonie de tous les autres instruments d’accompagnement, offre-t-elle une mélodie très originale avec le rythme syncopé du tam-tam à la base ; un style propre aux peuples du bassin de l'Ogooué et des environs.

Le tam-tam est donc l’instrument rythmique de base dans la musique traditionnelle gabonaise. On le retrouve sous diverses formes selon qu’on se situe dans l’une des neufs provinces du pays. Il donne à la musique gabonaise sa respiration, sa vie…

Il existe évidemment au Gabon une profusion d’instruments traditionnels, ainsi que nous l’avons vu précédemment. Bien que le tam-tam soit le plus populaire de tous, le mungongo (appelé aussi l’arc musical) et le ngomb ( harpe ou cithare ) ne sont pas moins représentatifs. Le ngomb par exemple est l’instrument le plus caractéristique de l’art gabonais. Le bwiti, l’un des rites traditionnels les plus célébrés au Gabon, en a fait son instrument de prédilection.

La harpe traditionnelle comprend sept cordes inégales, que l’on pince avec les pouces et les index. Une caisse de résonance taillée dans un morceau de bois et recouverte de peau d’animale constitue le corps de l’instrument, sur lequel est fixé le manche portant de cordes.

A côté de la harpe traditionnelle, il y a la sanza qu’on retrouve surtout dans la partie sud du pays, mais aussi au Congo voisin. Fabriqué à partir d’un alignement de lamelles de fer, dont l’une des extrémités est fixée sur une caisse de résonance, la sanza est un instrument qui se joue en pinçant les lamelles pour obtenir des sons différents.

Les sonnailles, cloches, sifflets, cors et castagnettes que les danseurs portent sur eux s’ajoutent à d’autres percussions que les musiciens font vibrer. Il s’agit des grappes de valves formées de coquillages, cauries ou noyaux de fruits secs, ainsi que les calebasses en forme de maracas, munies de manches.

Dans la musique traditionnelle, l’importance des paroles est déterminante. Même lorsqu’il s’agit des polyphonies, la nécessité du refrain est une forme d’insistance par rapport au thème de la chanson.

C’est avec la voix que le chanteur exprime ses sentiments et véhicule toute sa poésie. Mais comme partout dans le monde, ceux qui ne comprennent pas la langue utilisée dans une chanson, manifestent difficilement leur attrait. D’où l’importance de la musique et dans un sens plus large la chorégraphie.

Il nous semble d’ailleurs que la musique, la danse et les chants traditionnels sont difficilement dissociables, même s’il est bien connu que la voix humaine est un instrument de musique à part entière. Car par le corps, la respiration, la vibration des cordes vocales, et sans l’appui d’instruments élaborés, les peuples bantous continuent jusqu’à nos jours à transmettre la beauté et la pureté d’une culture parmi les plus riches.

 

 

 

 

 

 

 

 

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