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L'habillement est d'une extrême sobriété; les plus coquets portent le pagne d'étoffe à couleurs voyantes; les autres se contentent du pagne en tissu du pays; ces derniers sont faits de petits carrés, tissés séparément, à l'aide d'un métier des plus primitifs, puis cousus ensemble; la matière employée est la fibre desséchée de feuilles de l'aloès, de l'ananas, de bananier ou de raphia; les habitants des forêts emploient l'écorce d'un certain arbre, rendue souple par le battage, ou enfin de simples feuilles, plus ou moins larges, retenues autour des reins par une liane.
Le tatouage est pratiqué comme une marque distinctive de chaque tribu; des excroissances sont obtenues par des incisions cutanées, dans lesquelles on introduit une matière qui provoque un relief définitif de l'épiderme. Chaque tribu a son dessin, tracé sur une partie déterminée du corps : au Loango, sur le dos et les bras; chez les N'komis, au nombril; à la nuque chez les Okandais, les Bakougnis et les Babouendais à la poitrine; les Pahouins au visag, les Bangalas sur le front et les tempes; les Batékés se tracent des coupurent transversales et parallèles sur les deux joues; au Gabon et Cap Lopez, ce sont les bras et les épaules, etc...
La coiffure joue également un grand rôle comme signe de reconnaissance. Dans certaines tribus, telles que les Pongoués, les Okandais et le Pahouins, il s'agit d'une véritable oeuvre d'art dont l'édification exige plusieurs jours; c'est une espèce de casque, garni de fausses nattes, de coquillages et de boutons de culotte, qui dure plusieurs mois.
Les Pahouins, Schakès, Batékès, Adzianis, se liment les dents en pointe, ce qui leur donne un aspect inquiétant..
Les femmes excepté chez les Pahouins, Bangoués et Schakès, s'épilent soigneusement tout le corps.

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