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Libreville est la capitale du Gabon. Le Gabon est une ancienne colonie française, qui a acquis son indépendance le 17 août 1960. Le Gabon est une république, dirigée actuellement par le Président "El Hadj Omar Bongo" (anciennement "Albert Bernard Bongo"). Le pays est situé en Afrique centrale de l'ouest. La seconde ville du pays est Port-Gentil. D'autres villes du Gabon sont Franceville, N'Djolé, Kango, Oyem, Mayumba, Mouila, Tchibanga, Makokou, Fougamou.
La population du Gabon est estimée à 1.383.000 habitants (en 2006).
La ville est un port à l'estuaire du fleuve Komo, proche du golfe de Guinée, et un centre du commerce du bois.
Pendant longtemps, disent les vieux Librevillois, la capitale a
gardé les proportions d'un gros bourg, entouré de villages
coiffant les innombrables collines ou dégringolant leurs pentes
à la rencontre des uns et des autres. On ne sait pour quel
raison les rois Mpongouès accordèrent aux français plutôt qu'aux
anglais qu'ils connaissent au moins aussi bien le droit de
s'installer chez eux. Un descendant du roi Denis affirme que le
détail qui fit penchez la balance fut la simplicité du drapeau
français comparé à la complexité du drapeau anglais.
Les français marquèrent leur présence par quelque chose de plus
concret, le fort d'Aumale, bâti sur la colline Sainte-Marie.
Contrairement à tous les forts édifiés sur les côtes africaines
et plus ou moins transformés en cachots destinés aux malheureux
esclaves, celui-ci devait servir de base aux marins chargés de
traquer les négriers. E c'est bien ce que firent ceux qui
arraisonnèrent l'Elizia, chargé de 150 esclaves d'origine
gabonaise;
Hélas, par un des mystères dont l'administration est coutumière,
ces pauvres gens au lieu d'être débarqués au Gabon furent
envoyés jusqu'au Sénégal. Les raisons pour lesquelles les
autorités coloniales de l'île de Gorée s'obstinèrent
garder « hommes libres » semblent
bien obscures. En tout cas, leurs conditions de vie chez leurs «
libérateurs » étaient telles que 53 hommes, femmes et enfants
seulement furent enfin relâchés à l'embouchure du Komo, reçurent
des terres et fondèrent en 1849 ce qu'on appela en leur honneur
Libreville.
Il s'agit plutôt d'un hameau
enclavé dans les terres du roi Louis, à l'ombre du fort d'Aumale
et de la mission Sainte-Marie.
Le fort d'Aumale est abandonné et
les autorités françaises s'installent dans un bâtiment situé
l'extrémité nord de ce qu'on appellera le Plateau. Ce bâtiment
deviendra un jour le palais du premier Président de la
République gabonaise, sans avoir subi de changement notable
depuis sa construction. Le quartier du Plateau se termine au
nord par l'avenue qui conduit à ce bâtiment d'un côté, et de
l'autre, c'est à dire vers l'Est, à l'avenue qui prendra
longtemps après le nom de Félix Eboué. Celle ci descend vers le
sud jusqu'à une esplanade om se dressera la mosquée.
Une restructuration très importante
de la ville tout entière. Une autoroute nouvelle encercle très
largement les quartiers anciens et nouveaux. Elle part du bord
de mer, peu après l'aéroport, pour aboutir à la route d'Owendo,
après le quartier de La La La. A la hauteur du Mont Bouët, elle
est traversée par le boulevard Omar Bongo, qui deviendra
Triomphal. Il part de l'échangeur du bord de mer et conduit à la
Cité de la Démocratie, un ensemble majestueux comprenant
notamment trois bâtiments ultramodernes : le palais des Congrès,
inauguré pour l'OUA, qui abrite de nombreuses rencontres
internationales et gagne chaque année en renommée et importance
des participants; le palais des Banquets et le palais des
Spectacles.
A l'intérieur de la ville, 60
kilomètres de voirie sont , toujours à cette époque, créés ou
refaits, tandis que des dizaines d'édifices de différente
importance sont mis en chantier, depuis des bâtiments de bureaux
jusqu'au palais présidentiel, en bordure de mer, en passant par
des hôtels ou des ministères.
Au début de 1977, l'enfer
commençait à l'entrée de ce qui ne s'appelait pas encore la voir
Triomphale ni le boulevard Bongo et se dirigeait, depuis
l'ancien et modeste bâtiment des Affaires étrangères,
reconstruit depuis sur une tout autre échelle, à travers le
quartier des Cocotiers. La voie s'arrêta d'abord au M'Bolo ( «
bonjour » en mpongouè ), le premier hypermarché de la ville puis
se sont greffés d'innombrables boutiques formant une importante
galerie marchande. On ne peut pas se prétendre être un
Libreville, même d'adoption tant qu'on n'est pas allé faire ses
courses au M'Bolo, ce qui fait le point fort de la capitale.
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