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1910-1930
1940-2000

 

 

 

Libreville est la capitale du Gabon. Le Gabon est une ancienne colonie française, qui a acquis son indépendance le 17 août 1960. Le Gabon est une république, dirigée actuellement par le Président "El Hadj Omar Bongo" (anciennement "Albert Bernard Bongo"). Le pays est situé en Afrique centrale de l'ouest. La seconde ville du pays est Port-Gentil. D'autres villes du Gabon sont Franceville, N'Djolé, Kango, Oyem, Mayumba, Mouila, Tchibanga, Makokou, Fougamou.

La population du Gabon est estimée à 1.383.000 habitants (en 2006).

La ville est un port à l'estuaire du fleuve Komo, proche du golfe de Guinée, et un centre du commerce du bois.

Pendant longtemps, disent les vieux Librevillois, la capitale a gardé les proportions d'un gros bourg, entouré de villages coiffant les innombrables collines ou dégringolant leurs pentes à  la rencontre des uns et des autres. On ne sait pour quel raison les rois Mpongouès accordèrent aux français plutôt qu'aux anglais qu'ils connaissent au moins aussi bien le droit de s'installer chez eux. Un descendant du roi Denis affirme que le détail qui fit penchez la balance fut la simplicité du drapeau français comparé à la complexité du drapeau anglais.

Les français marquèrent leur présence par quelque chose de plus concret, le fort d'Aumale, bâti sur la colline Sainte-Marie.

Contrairement à tous les forts édifiés sur les côtes africaines et plus ou moins transformés en cachots destinés aux malheureux esclaves, celui-ci devait servir de base aux marins chargés de traquer les négriers. E c'est bien ce que firent ceux qui arraisonnèrent l'Elizia, chargé de 150 esclaves d'origine gabonaise;

Hélas, par un des mystères dont l'administration est coutumière, ces pauvres gens au lieu d'être débarqués au Gabon furent envoyés jusqu'au Sénégal. Les raisons pour lesquelles les autorités coloniales de l'île de Gorée s'obstinèrent  garder « hommes libres » semblent bien obscures. En tout cas, leurs conditions de vie chez leurs « libérateurs » étaient telles que 53 hommes, femmes et enfants seulement furent enfin relâchés à l'embouchure du Komo, reçurent des terres et fondèrent en 1849 ce qu'on appela en leur honneur Libreville.

Il s'agit plutôt d'un hameau enclavé dans les terres du roi Louis, à l'ombre du fort d'Aumale et de la mission Sainte-Marie.

Le fort d'Aumale est abandonné et les autorités françaises s'installent dans un bâtiment situé  l'extrémité nord de ce qu'on appellera le Plateau. Ce bâtiment deviendra un jour le palais du premier Président de la République gabonaise, sans avoir subi de changement notable depuis sa construction. Le quartier du Plateau se termine au nord par l'avenue qui conduit à ce bâtiment d'un côté, et de l'autre, c'est à dire vers l'Est, à l'avenue qui prendra longtemps après le nom de Félix Eboué. Celle ci descend vers le sud jusqu'à une esplanade om se dressera la mosquée.

Une restructuration très importante de la ville tout entière. Une autoroute nouvelle encercle très largement les quartiers anciens et nouveaux. Elle part du bord de mer, peu après l'aéroport, pour aboutir à la route d'Owendo, après le quartier de La La La. A la hauteur du Mont Bouët, elle est traversée par le boulevard Omar Bongo, qui deviendra Triomphal. Il part de l'échangeur du bord de mer et conduit à la Cité de la Démocratie, un ensemble majestueux comprenant notamment trois bâtiments ultramodernes : le palais des Congrès, inauguré pour l'OUA, qui abrite de nombreuses rencontres internationales et gagne chaque année en renommée et importance des participants; le palais des Banquets et le palais des Spectacles.

A l'intérieur de la ville, 60 kilomètres de voirie sont , toujours à cette époque, créés ou refaits, tandis que des dizaines d'édifices de différente importance sont mis en chantier, depuis des bâtiments de bureaux jusqu'au palais présidentiel, en bordure de mer, en passant par des hôtels ou des ministères.

Au début de 1977, l'enfer commençait à l'entrée de ce qui ne s'appelait pas encore la voir Triomphale ni le boulevard Bongo et se dirigeait, depuis l'ancien et modeste bâtiment des Affaires étrangères, reconstruit depuis sur une tout autre échelle, à travers le quartier des Cocotiers. La voie s'arrêta d'abord au M'Bolo ( « bonjour » en mpongouè ), le premier hypermarché de la ville puis se sont greffés d'innombrables boutiques formant une importante galerie marchande. On ne peut pas se prétendre être un Libreville, même d'adoption tant qu'on n'est pas allé faire ses courses au M'Bolo, ce qui fait le point fort de la capitale.

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