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1910-1930
1940-2000

 

 

 

 

La fièvre jaune est une maladie virale qui fut décrite pour la première fois au milieu du XII°s au Yucatán (Mexique). Elle est due à un arbovirus (virus transmis par un arthropode vecteur), le virus amaril, qui a été isolé en 1927 simultanément au Ghana et au Sénégal, à l'Institut Pasteur de Dakar. Ce virus est transmis à l'homme par des moustiques du genre Aedes.

Le virus amaril infecte également des singes en forêt où persiste un cycle moustique-singe-moustique (cycle selvatique) dans lequel l'homme n'est qu'un intrus. La fièvre jaune serait donc avant tout une zoonose, qui existait peut être depuis des milliers d'années et qui a été transmise à l'homme lorsque celui-ci s'est aventuré en forêt tropicale.

Symptômes et traitement

Après une incubation d'une semaine, la maladie débute typiquement avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête. Elle évoque alors une grippe, une dengue ou un paludisme. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l'apparition d'un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre (vomito negro), d'un ictère qui donne son nom à la maladie et de troubles rénaux (albuminurie). La mort survient alors dans 50 à 80% des cas, après une phase de délire, de convulsions, et un coma. Toutes les formes curables laissent après elles une immunité à vie.
Il n'existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Le repos au lit, l'administration d'antipyrétiques, d'antalgiques, d'antiémétiques et la réhydratation sont les seuls armes pour combattre la maladie.

 

Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et 3 millions de personnes par an, selon les estimations de l'OMS. Deux milliards d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés et on estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année. Les moyens de lutte existants sont les médicaments antipaludiques (dont les plus connus sont la chloroquine ou la quinine) et la lutte contre les moustiques vecteurs du parasite Plasmodium. Mais la situation est d'autant plus préoccupante que depuis plusieurs années, les parasites développent de plus en plus de résistances aux médicaments, et que les moustiques développent des résistances aux insecticides. Aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible.

Symptômes

Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. Le paludisme débute par une fièvre 8 à 30 jours après l'infection, qui peut s'accompagner - ou non - de maux de tête, de douleurs musculaires, d'un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, de toux. Des cycles typiques alternant fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense, peuvent alors survenir : c'est " l'accès palustre". La périodicité de ces cycles dépend de l'espèce de parasite en cause, et coïncide avec la multiplication des parasites et l'éclatement des globules rouges, qui conduit également à l'anémie. Le paludisme à P. falciparum peut être fatal s'il n'est pas traité. Dans certains cas, les globules rouges infectés peuvent bloquer les vaisseaux sanguins irriguant le cerveau : c'est le neuropaludisme, souvent mortel. Dans les régions où le paludisme est hautement endémique, les personnes sont tellement souvent infectées qu'elles finissent par être naturellement immunisées (" immunité acquise ") et tolèrent le paraiste, généralement après de nombreuses années d'infection chronique. Elles sont alors des porteurs asymptomatiques du parasite.

Plusieurs molécules anti-paludiques qui peuvent être utilisés en prophylaxie (prévention lors d'un voyage en zone endémique) ou en thérapeutique. Les plus connues sont la chloroquine ou la quinine. D'autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine.
Toute fièvre au retour des tropiques doit être considérée a priori comme un paludisme jusqu'à preuve du contraire.

Le virus Ebola, de la famille des Filoviridae. La fièvre hémorragique à virus Ebola est une maladie hémorragique qui provoque la mort chez 50 % à 90 % des malades présentant des manifestations cliniques.

Transmission

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.

Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission.

Comme on en a eu récemment la confirmation en Côte d'Ivoire, en République du Congo et au Gabon, on a constaté que le virus Ebola pouvait se transmettre à l’homme lors de la manipulation d’animaux porteurs du virus, vivants ou morts : chimpanzés, gorilles et antilopes des bois. On a aussi signalé la transmission de la souche Reston lors de la manipulation de macaques de Buffon.

Des agents de santé ont été souvent contaminés au contact des malades qu’ils traitaient sans prendre les précautions anti-infectieuses nécessaires et sans appliquer les techniques de soins en isolement.

Incubation: 2 à 21 jours

Symptômes

La fièvre hémorragique à Ebola se caractérise souvent par une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et des maux de gorge. Cette fièvre est souvent suivie de vomissements, de diarrhées, d’éruptions cutanées, d’insuffisance rénale et hépatique et d’hémorragies internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques.

Traitement et vaccin

Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, car les malades sont souvent déshydratés et doivent être mis sous perfusion ou réhydratés par voie orale avec des solutions d’électrolytes.

Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins candidats sont en cours d’essai mais il va falloir peut-être attendre encore des années avant qu’un vaccin puisse être utilisé. Une nouvelle thérapie médicamenteuse semble prometteuse au laboratoire. Son évaluation se poursuit mais prendra sans doute des années.

Les études expérimentales portant sur l'utilisation de sérums hyperimmuns qui ont été effectuées sur des animaux de laboratoire n'ont mis en évidence aucune protection contre la maladie.

Isolement

Les cas suspects doivent être isolés et le personnel soignant doit appliquer strictement les techniques de soins en isolement.

Il est essentiel de rechercher les contacts et de suivre les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus lors de contacts rapprochés avec des malades.

Tout le personnel hospitalier doit être informé de la nature de la maladie et des voies de transmission. On insistera tout particulièrement sur le risque très important que présentent certains gestes tels que la pose d'une perfusion, la manipulation de sang et de sécrétions, de cathéters et de dispositifs d'aspiration, qui doivent donc s'effectuer en appliquant strictement les techniques de soins en isolement. Le personnel hospitalier doit porter des blouses, des gants, des masques individuels et des lunettes de protection. Il ne faut pas réutiliser les équipements de protections non jetables sans les avoir correctement désinfectés au préalable.

L’infection peut aussi se transmettre par le biais du linge ou de la literie sale d’un patient. Il faut donc les désinfecter avant de les manipuler.

Les communautés affectées doivent s’efforcer d’informer le mieux possible la population, tant sur la nature de la maladie elle-même que sur les mesures d’endiguement nécessaires, parmi lesquelles l’enterrement des morts. Les patients décédés de la fièvre hémorragique à virus Ebola doivent être rapidement enterrés.

 

 

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