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C'est un personnage complexe, dont la spécificité semble être la
connaissance des propriétés des plantes. Ils lient la
connaissance de ces plantes aux végétaux à l'homme, aux animaux,
minéraux, astres, etc.... On dit que le roi Denis Rapontchombo
était doué de cette faculté, de voir des choses cachées, ou
éloignées, et de les rendre, parfois, visibles à d'autres dans
certaines circonstances, notamment au cours des séances
publiques du Bwiti

Le roi Denis Rapontchombo
Cependant , il semble qu'il n'y ait pas une seule sorte de
Nganga, mais une douzaine e branches, comme, en médecine
européenne, il y a des spécialités. Le terme de Nganga doit être
réservé uniquement à ceux qui ont été formés pendant de longues
années par un maître éminent dans l'art de guérir et d'étudier
les relations entre les mondes visible et invisible. Si le
Nganga dispose d'un arsenal de plantes dites magiques, il
possède aussi une grande connaissance des propriété&s diverses
des végétaux. Certains étend cette connaissance aux insectes,
aux roches en mot à tous les domaines botanique,
zoologique et minéralogique.
L'appellation de nganga ont deux sens distincts. Le premier
correspond à « médecin, guérisseur,
rebouteux » en un mot, celui qui fait profession de soigner les
gens. Les gabonais désignent tout médecin européen sous
le nom d'oganga. L'autre sens se rapporte aux pratiques occultes
- telles que divination, magie - et peut se rendre par les
termes français suivants : « devin,
enchanteur, nécromancien, magicien, mage, diseur de bonne
aventure, faiseur de charmes, de philtres, de talismans
bénéfiques, spirite, voyant, exorciseur, médium ».
Le plus souvent le nganga cumule, plus ou moins, ces deux
activités, c'est pourquoi le terme de devin guérisseur est le
plus juste. A sa très grande connaissance des vertus des
plantes, le nganga joint la faculté d'être l'intermédiaire entre
le monde visible et le monde invisible.
Si le vrai nganga n'est pas, un jeteur de sorts, cela ne
l'empêcherait pas, de procéder à des sacrifices rituels et de
préparer des talismans maléfiques.

Avec mon ami Richard, en revenant du Blue Moon à 5h
du matin, il décida galamment de me raccompagner chez moi, car
lui et moi n'avions pas de véhicule et ne voulant pas que je
rentre toute seule, il m'escorta comme un bon garde du corps.
Nous traversions le carrefour de la Douane, en direction de la
Sbom et près de là, une grande maison de haut fonctionnaire (
dont je ne citerais pas le nom ) était toute illuminée et
remplie de cris de fête. Alors que nous poursuivions notre
route, nous les vîmes sortir de cette grande demeure et des
gabonais aux visages peints en blanc en pleine pénombre se
mirent à nous courir après. Le hurlement de peur de Richard et
de moi dans la nuit donna des ailes à nos jambes. Si mon
professeur de sport du Raponda Walker Monsieur Osséni avait à ce
moment là son chronomètre, je suis certaine que Richard et moi
aurions fait un record du monde.
Quel souvenir encore hilarant.......


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