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Savorgnan de Brazza, comme ses prédécesseurs
explorateurs, suivit également les rives du
fleuve et ne s'enfonça pas vers l'ouest du pays
Aduma.
Dans chaque village on remarque une ébandja et,
même si les danses, en territoire Massango, sont
un peu différentes de celles des Mitsogho,
l'esprit en est identique. En bordure de route,
on rencontre maintenant quelques villages de
Pygmées sédentarisés qui gardent des traditions
complètement différentes. A noter en particulier
la richesse de leurs chants... et l'importance
que garde pour ces chasseurs-cueilleurs le miel
qu'ils excellent à découvrir dans la forêt.
A Mougamou, il faut faire un détour jusqu'à
Iboundji au pied du mont du même nom, haut de
972 mètres, proposé comme sanctuaire du
biodiversité. En saison sèche, de juillet à
septembre, le brouillard fait souvent régner
sur son haut plateau, dont les pentes raides
dégringolent sur plusieurs centaines de mètres
jusqu'à un paysage forestier, une fraîcheur qui
ressemble à du vrai froid. Il s'étire en longues
écharpes déchiquetées pour mettre en valeur les
chutes d'eau qui animent ces pentes et un des
plus beaux paysages de massif du Chaillu où
vivent des gorilles et des éléphants. Plus bas
règne le taro que tout le monde cultive pour le
vendre ensuite ensuite au marché de Koulamoutou.
Koulamoutou a une population de moins de 10 000
habitants. Elle est parmi les capitales de
régions les moins peuplées. La Bwenguidi qui se
jette dans la Lolo à 5 kilomètres environ à
l'Ouest de la ville. A partir de 1936, quand est
crée le département des Aduma, avec
Lastoursville comme chef lieu, Koulamoutou
devient une de ses subdivisions administratives.
Pendant longtemps ses uniques ressources
consistaient sur les bords des rivières, des
cultures vivrières comme le manioc, la banane
plantain, le taro, l'igname, l'ananas, la
mandarine, complétées par la pêche, abondante et
variée dans les innombrables cours d'eau, et par
la chasse.
Beaucoup de plantes et de fruits sauvages,
inconnus des Européens, apportent aux habitants
leurs vertus nutritives et thérapeutiques. Grâce
à cet apport, la nourriture locale est bien plus
riche qu'il n'y paraît à ceux qui croient que
rien n'existe de comestible sans l'intervention
de l'homme... et font souvent disparaître ce que
la nature leur prodiguait gratuitement. Peu à
peu les cultures du café et du cacao, qui
s'ajoutaient ainsi à l'exploitation du bois
comme produits de commercialisation.


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