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1910-1930
1940-2000

 

 

Savorgnan de Brazza, comme ses prédécesseurs explorateurs, suivit également les rives du fleuve et ne s'enfonça pas vers l'ouest du pays Aduma.

Dans chaque village on remarque une ébandja et, même si les danses, en territoire Massango, sont un peu différentes de celles des Mitsogho, l'esprit en est identique. En bordure de route, on rencontre maintenant quelques villages de Pygmées sédentarisés qui gardent des traditions complètement différentes. A noter en particulier la richesse de leurs chants... et l'importance que garde pour ces chasseurs-cueilleurs le miel qu'ils excellent à découvrir dans la forêt.

A Mougamou, il faut faire un détour jusqu'à Iboundji au pied du mont du même nom, haut de 972 mètres, proposé comme sanctuaire du biodiversité. En saison sèche, de juillet à septembre, le brouillard fait souvent régner sur son haut plateau, dont les pentes raides dégringolent sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à un paysage forestier, une fraîcheur qui ressemble à du vrai froid. Il s'étire en longues écharpes déchiquetées pour mettre en valeur les chutes d'eau qui animent ces pentes et un des plus beaux paysages de massif du Chaillu où vivent des gorilles et des éléphants. Plus bas règne le taro que tout le monde cultive pour le vendre ensuite ensuite au marché de Koulamoutou.

Koulamoutou a une population de moins de 10 000 habitants. Elle est parmi les capitales de régions les moins peuplées. La Bwenguidi qui se jette dans la Lolo à 5 kilomètres environ à l'Ouest de la ville. A partir de 1936, quand est crée le département des Aduma, avec Lastoursville comme chef lieu, Koulamoutou devient une de ses subdivisions administratives.  Pendant longtemps ses uniques ressources consistaient sur les bords des rivières, des cultures vivrières comme le manioc, la banane plantain, le taro, l'igname, l'ananas, la mandarine, complétées par la pêche, abondante et variée dans les innombrables cours d'eau, et par la chasse.

Beaucoup de plantes et de fruits sauvages, inconnus des Européens, apportent aux habitants leurs vertus nutritives et thérapeutiques. Grâce à cet apport, la nourriture locale est bien plus riche qu'il n'y paraît à ceux qui croient que rien n'existe de comestible sans l'intervention de l'homme... et font souvent disparaître ce que la nature leur prodiguait gratuitement. Peu à peu les cultures du café et du cacao, qui s'ajoutaient ainsi à l'exploitation du bois comme produits de commercialisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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