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lors du règne du roi Nangeniona, que le Révérend Père Neu recevait
l’autorisation d’installer une mission au Cap Lopez. Il faudra
attendre le mois de mai 1926 pour que le Père Barreau se voie
confier, par Monseigneur Tardy, la lourde tâche d’édifier une église
à Port-Gentil.
Jean-Baptiste Barreau est né le 2 avril 1897, à la Hayes-Descartes. Après avoir terminé son noviciat à
Chevilly-Larue, ses convictions l’orientent vers le missionnariat.
Il fut donc affecté en juillet 1901, au Vicariat Apostolique du
Gabon pour servir à la mission des Trois-Epis pendant cinq ans. En 1909,
après un séjour en France, il revint au Gabon. En 1920,
il fut appelé en poste à Lambaréné où son principal objectif fut de
développer la vie de la mission ( fours à briques, plantations,
menuiserie ).
Dès l’année suivante, fin 1927,
il fut appelé pour lancer une fondation, celle de Port-Gentil. C’est
en 1928 que débutèrent les travaux de construction, avec la
collaboration du frère Xavier.
C’est ainsi que sera construite,
dans la concession, cette église que le Père Barreau décrivait
ainsi :
« D’un style roman accommodé au
pays avec beaucoup de baies petites et grandes autour du chœur, des
transepts et de l’église entière. Le toit est fait d’imbrication
vert pâle où crépite la pluie et où danse le soleil. Les tribunes
intérieures font le tour de presque toute l’église. Elles donneront
accès sur la façade, ornée d’une promenade à balustres, flanquée de
deux gargouilles : un seigneur Éléphant et un compère Crocodile qui,
les jours de pluie, vomissent le déluge.
Au dehors, des galeries
circulaires, partant des porches, feront un cloître, serviront
d’abri, enserreront l’église jusqu’aux transepts, la ramasseront sur
elle-même et atténueront ainsi, par un peu de sévérité, ce qu’il y
aurait de trop gracile dans sa dentelle.
Quant au clocher, il prendra sa
base au milieu de l’entrée, droit, simple, presque frustre : il sera
percé de quelques longues fenêtres et d’étroites meurtrières. Il
aura son horloge aux cadrans en retrait, blanchis à la chaux, qui
marquera le temps. A l’intérieur, cachées mais sonores et ardentes,
les cloches salueront la vie des chrétiens à son aube et à son
départ.
Au-dessus du porche, le preux et
vaillant Saint Louis, œuvre de Réal Del Sarte, taillé en pleine
pierre, main haute sur le pommeau de son épée, prendra possession de
son fief, de son église, la face tournée vers la ville et la terre
de France.
C’est le