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Situé dans le sud du Gabon, en
pays pounou, le poste de
Tchibanga fut créé en 1905.
L'essor de ce petit village en
fera par la site la capitale de
la province de la Nyanga.
A
cette époque, le Vicariat
apostolique de Libreville avait
la charge du "Bassin de l'Ogoway",
depuis Zanaga au Congo. Le
Vicariat de Loango était
responsable de celui des autres
fleuves dont la Nyanga.
C'est en 1913 que le Vicariat de
Loango entreprenait pour la
première fois, à Mourindi, une
fondation. Abandonnée en 1919,
cette mission fut ré ouverte en
1924, mais la population se
déplaçant vers les cités de
Tchibanga et Moabi, centres plus
importants, elle fut le point de
départ de l'ouverture de la
mission de Tchibanga en 1952.
L'ancienne mission, d'abord
simple paillote - chapelle de
brousse - devint l'église de
Moukenga, construite en
parpaings en terre de 20 x 20 x
40, cuits au four. Elle avait
été créée par le Père Bassot et
le Frère Eloi, et dépendait,
jusqu'en 1952, de la mission de
Mourindi. A cette date, fut
posée la première pierre de la
nouvelle mission, sous la
direction du Père Retailleau,
située à l'autre bout de la
ville, la mission Saint-Joseph.
A sa mort, le Père Joseph
Duclos, supérieur de Mourindi,
se transporta définitivement à
Tchibanga en 1956.
Depuis sa création, Tchibanga a
connu les désagréments des
décisions administratives pour
la délimitation régionale ou
nationale; tantôt congolaise,
tantôt gabonaise, l'Église
congolaise s'inclinera lorsque
les autorités ecclésiastiques
décideront que les missions de
Tchibanga et Mayumba seront
rattachés, en 1958, au Vicariat
du Gabon pour être en harmonie
avec les frontières respectives
du Gabon et du Congo.
Son église imposante est un
vaste ensemble de 42 mètres de
long sur 17 mètres de large,
avec un clocher qui s'élève sa
croix jusqu'à 13,75 mètres.
La nef est bordée par deux
rangées de piliers
rectangulaires de 1,10 x 0,90
qui, reliés entre eux, forment
une arcature romane qui soutient
la voûte à 6,80 mètres du sol.
Le portail de faux roman
s'associe avec les ouvertures de
même style pour lesquelles des
vitraux n'ont pas été prévus.
La toiture, en tôle à deux pans,
est en décrochement de 80 cm par
rapport à la pente inférieure
formant voûte. Elle permet une
aération naturelle.
Lors de la restauration de
l'église en 1992, une tonne de
peinture a été nécessaire pour
redonner à l'édifice un air de
jeunesse.
Le sol en béton, recouvert d'une
chape de ciment, supporte un
autel rustique en bois dur, du
plus beau bois du pays.
 

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