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L’implantation du Lycée et l’éloignement du centre ville sont certainement à l’origine d’une demande de construction par l’Abbé André Fernand Anguilè, alors curé de la paroisse Saint Pierre, d’une église à Gué Gué, proche de cet établissement.
La pose de la première pierre de cet édifice eut lieu le dimanche 5 février 1956. La réalisation en fut confiée aux bâtisseurs, le Père Gervain et le Frère Marin qui commencèrent les travaux. Par la suite, le Père Sillard en acheva la finition en 1958.
Située à mi-chemin entre l’hôtel Dialogue, en bord de mer, et Gros-Bouquet, emplacement d’un ancien village mpongwè, l’église fut édifiée sur un terrain obtenu auprès de l’administration, en échange de la partie littorale de la concession de la mission de Sainte Marie.
De construction classique et sobre, au style cubique, l’église mesurait à l’origine, 28 mètres de long sur 8 de large. La toiture en tôles et le plafond reposent sur une charpente de huit travées soutenue par des poutrelles métalliques de 3 mètres de haut. A l’arrière se trouve la sacristie qui occupe une travée.
Très caractéristiques des constructions de l’époque, la façade en dégradé et son imposant clocher carré surmonté d’une croix de 2 mètre de haut on été élevés en pierre à chaux.
Les murs latéraux sont faits de claustras qui donnent une très bonne aération à l’intérieur de l’édifice. Sur les piliers sont accrochés des cadres de 40 cm par 60 cm, à l’intérieur desquels sont présentés les quatorze stations du chemin de croix.
L’autel central est surélevé. Il est surmonté d’une grande croix entourée d’une composition géométrique d’émaux. A gauche de l’autel, un tableau mural de 2 mètres sur 2, représentant Saint André, a été réalisé à l’aide de morceaux de carrelages. A droite se trouvent les fonds baptismaux et un petit orgue.
Deux ouvertures de chaque côté du portail d’entrée sont habillées de vitraux supportés par les lettres S et A imbriquées l’une dans l’autre. Enfin, au-dessus du portail, sur le toit, trône dans une niche, la statue offerte par Mgr Raponda Walker. Il avait, en effet, souhaité que cette église soit consacrée sous le vocable de Saint –André, son saint patron et patron également de l’Abbé Anguilè.
Très vite, on constata que l’église était trop petite pour contenir la foule des fidèles très nombreux au nord de Libreville. C’est le Père Morel qui sera l’artisan des travaux d’agrandissement dès 1985. Une première extension de 6 mètres fut réalisée sur le côté gauche, dans l’alignement du clocher. Encore d’une capacité insuffisante, dans les années 1990, une seconde extension a été réalisée, ce qui a permis de disposer de six rangés de bancs pouvant recevoir environ 600 fidèles.
Aujourd’hui, vaste édifice, l’intérieur de l’église na plus la chaleur de la petite chapelle d’autrefois.




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