Avant de devenir la ville du pétrole, Port-Gentil fut celle du bois. Acheminé forêts de l'intérieur jusqu'à l'embouchure de l'Ogooué, il fut à l'origine de sa première richesse avant l'ère du bois, dès la fin du XVè siècle, Cap Lopez était l'un des grands centres commerciaux de la côte. Profiter du séjour pour visiter le zoo parc, où une bonne partie de la faune gabonaise, des antilopes en passant par les oiseaux, est facilement accessible.
Toute
la côte atlantique, de Port-Gentil à
Mayumba, est un site de reproduction
mondial pour les baleines à bosses.
Elles y viennent en grand nombre (2 à 3
000) et sont facilement observables
entre juillet et octobre. Elles font
l'objet d'études scientifiques (2) .
Entre octobre et avril, plus de 20 000
tortues luth viennent pondre leurs neufs
sur ces plages.
Site
mondialement réputé pour la pêche au
tarpon, de novembre à mars, mais aussi
au barracuda ou au rouge. Face à
l'océan, la mosaïque de savane, de forêt
et de lagons
abrite des centaines d'éléphants, de
buffles, d'antilopes, de singes et de
crocodiles. Sans compter des tortues
dont la plage, comme à Mayumba, est un
des lieux de ponte d'importance
mondiale.
L'église, commandée à la fin des années
1880 par le père Bichet aux ateliers
Eiffel, se dresse, impériale au-dessus
des eaux de la lagune du Fernan Vaz. A
une demi-heure en bateau à partir
d'Omboué (accessible en avion). La Scd
(Société de conservation et de
développement), basée sur le site, met
en place des activités durables dans le
domaine du tourisme et de la recherche
scientifique. Elle organise des
observations de baleines et a créé un
centre de réintroduction des gorilles
dans l'île d'Evengue, face à la mission.
Écotourisme et populations locales avec
l'association. Petit Loango Moukalaba,
patronnée par le WWF avec la
participation des Eaux et Forêts et de
Mistral Voyages. Cette association a été
créée pour intégrer les populations
locales au développement de
l'écotourisme et à la protection de
l'environnement dans la zone de
Gamba/Setté Cama. Elle fait participer
en priorité les habitants de la région à
la création de circuits découverts dans
la lagune de Ndogo, au Petit Loango où
l'on peut voir éléphants et buffles en
bordure de plage et, parfois même, se
baigner dans la Moukalaba. Les moyens de
transport créant des nuisances sont
limités à l'indispensable, la plupart
des trajets sont effectués en pirogue ou
à pied. Les circuits s'appuient sur
l'hébergement local existant, hôtels ou
maisons particulières dans certains
villages de la lagune. Découverte de la
nature et contacts authentiques avec les
populations sont les deux atouts de ces
formules. A noter que dans le prix du
forfait, une contribution de 5.000 Fcfa
(7,8 euros) est reversée aux organismes
de protection de l'environnement opérant
dans cette région.
Pêche
au gros à l'embouchure très poissonneuse
de la lagune Ndogo. Du XVIe au XIXe
siècle, Setté Cama fut l'un des ports
les plus importants de toute l'Afrique
centrale. On y échangea l'ivoire, le
bois rouge, le caoutchouc, puis les
esclaves. Les longues plages désertes du
lieu, redevenu simple village de
pêcheurs, permettent d'observer quelques
uns des très nombreux mammifères
qu'abrite la réserve du Petit-Loango.
Gamba, situé entre forêt vierge et
savane, au bord de la lagune Ndogo.
Moyen de transport multiservices, la
pirogue à moteur est utilisée pour
visiter les villages alentour, Mougambi,
Pitonga ou l'île de Ngaley où subsistent
les ruines de l'éphémère mission
Saint-Benoît Labre de Setté Cama (1891).
Mayumba. La ville fut créée en 1887 et
la mission du Saint-Esprit naquit un an
plus tard, mais
le commerce avec les Européens date du
XVIe siècle.
Les plages du sud de Mayumba sont reconnues comme étant, avec la Guyane française, le premier site mondial de reproduction de la tortue luth. Sur cette même plage que borde la forêt, des grands singes, gorilles et chimpanzés, viennent parfois s'étendre sur le dos, attendant mollement que les fruits qu'ils convoitent tombent d'eux-mêmes sur le sable.
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