

Né le 16 novembre 1896 à Glass il fit ses études à l'école
française allemande de 1904-1912. Revient à Libreville en 1914, son
père était agent de commerce au Cameroun allemand. Il entre dans
l'Administration puis l'armée coloniale.
Il devient adjudant en 1919 il a 22 ans. Il note dans son livret
militaire : « Sujet exceptionnel.
A ne pas laisser dans le grade inférieur.
»
En 1921, il part pour la guerre au Maroc, où il participe aux
combats. Sa valeur le fait remarquer. Et à Fréjus il sort major à
l'examen ( promotion 1923 ). Particulièrement brillant, il est
maintenu à l'Ecole en qualité d'instructeur, avec le grade
d'adjudant.
En 1924 il est nommé sous lieutenant, il demande une affectation
en Syrie. Il est blessé au Djabel Druse, la mâchoire fracassée par
une balle. Il est renvoyé sur les lignes arrière et prend un congé
de six mois au Gabon.
En 1926, il a été promu lieutenant et naturalisé français.
Pendant son congé, il assiste à la mort de son collège et compagnon
d'armes Laurent Cyr ANCHOUEY ( journaliste gabonaise de 24 ans )
A la fin de son congé, le lieutenant français quitte Libreville,
le 11 mai 1927 pour la France.

Le 25 décembre 1929, il est promu capitaine. Il fit un stage à
Toulon au centre colonial et regagne le Soudan, qu'il quitte bientôt
avec son école d'enfants de troupe, pour gagner Saint Louis du
Sénégal où il restera jusqu'en 1939.
Charles est inscrit au tableau de proposition pour le grade de
chef de bataillon. Il a pris le commandement d'un détachement
constitué par un bataillon de volontaires gabonais, lequel est
dirigé sur Bordeaux à bord du paquebot BRAZZA.
Après un séjour au camp de Souge, à proximité du chef lieu de la
Gironde il remonte vers le Nord et bientôt la mêlée dans la Somme, à
la tête de la 7ème Cie du 53ème Régiment d'Infanterie coloniale
mixte sénégalaise.
On sait ce qu'il advint de l'armée française en face de l'armée
allemande en cette année 1940. Soumise à un bombardement intensif de
l'artillerie et de l'aviation allemande, la compagnie après avoir
repoussé plusieurs attaques, elle fît face deux jours durant, mais
succombe le 7 juin en fin de matinée. C'est en cette journée du 7
juin 1940 que le capitaine Charles N'Tchoréré trouve une fin digne
d'un soldant, digne d'un héros.
Après plus de soixante ans, fonctionnaire et dirigeant
gabonais vous avez oublié vos héros, où sont les discours et les
gerbes pour ce grand monsieur.
Si vous oubliez vos passé alors comment se fera votre avenir.
Et comme dirais son excellence...
Je
vous remercie !!